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"Quand une porte se ferme, une autre s’ouvre. Mais, trop souvent, nous regardons si longtemps et avec tant de regret sur ​​la porte fermée que nous ne voyons pas celle qui s’est ouverte à nous."

Alexander Graham Bell

Où j’en suis, 5 mois après avoir quitté le Québec.

Je viens de lire une citation sur Twitter que voici :

"Les gens viennent et les gens partent. C’est la vie. Arrêtez de tenir aux gens qui vous ont laissé partir…" - @RoulaNahas

En ce qui me concerne, bien que je caressais le souhait de vivre une expérience hors Québec depuis longtemps, le déclencheur de mon départ s’est manifesté en juillet 2013. De là, je me suis mis à la recherche intensive d’un autre emploi. Quelques semaines plus tard, je me voyais offrir deux emplois, dont un en Saskatchewan. L’opportunité en Saskatchewan était tellement belle que je ne pouvais refuser une telle offre.

Bien souvent, "Quand une porte du bonheur se ferme, une autre s’ouvre. Mais nous, nous continuons à regarder la porte fermée et nous n’accordons pas d’importance à celle que nous venons d’ouvrir.”

Dans mon cas, il était temps de cesser de regarder la porte fermée et de passer à autre chose en saisissant l’opportunité qui s’offrait à moi. Je dois dire qu’à ce moment précis, toutes autres opportunités auraient été considérées. Mais, celle de la Saskatchewan me plaisait vraiment! 

Drapeau fransaskois

Après 5 mois à apprécier ma nouvelle vie en Saskatchewan, je réalise que ma décision s’est avérée juste. Ma transition vers ma nouvelle vie s’est faite sans embuche. J’ai vendu ma propriété au Québec en moins de 3 semaines après l’avoir mise en vente. Au lieu de me dire que j’ai été chanceux, je me dis que je l’ai mérité.

Revenons à la citation que j’ai lu sur Twitter aujourd’hui… Après 5 mois dans ma nouvelle province d’adoption, je dois admettre qu’il est temps pour moi de tourner la page. Alors, je dois cesser d’être amer envers ces personnes qui m’ont laissé partir en les oubliant et en misant les relations qui comptent vraiment. Jusqu’à présent, grâce à la technologie, je considère très bien réussir à entretenir ces relations. Il suffit de prendre le temps pour le faire : un courriel, Facebook, Skype ou un coup de téléphone… Ça fait plaisir, c’est sécurisant et ça fait du bien de jaser aux personnes qui nous sont chers.

Ceci étant dit, j’ai poussé ma réflexion un peu plus loin. Maintenant que je suis résident de la Saskatchewan, pour un bon nombre de raisons, je découvre et apprécie une qualité de vie que je n’avais pas au Québec. De ce fait, je conclue que le Québec m’a aussi laissé partir. À lire et écouter l’actualité politique québécoise vue de l’extérieur, je dois dire que je n’ai plus le goût de tenir à cette province qui m’a laissé partir. L’opportunité que j’ai saisie il y a 5 mois a non seulement bonifié ma vie professionnelle, mais aussi ma vie personnelle et familiale.

Tout cela ne m’empêche pas d’être un fier Québécois pour autant. Le Québec m’a fait grandir, m’a instruit et a fait de moi l’être que je suis aujourd’hui. Malheureusement, maintenant que je suis un travailleur déterminé et acharné, il ne m’apprécie pas à ma juste valeur par ses politiques qui étouffent et par son incapacité de prendre soins de lui-même. J’ai donc choisi de me mettre au service d’une communauté qui reconnaît ma juste valeur et qui m’offre une meilleure qualité de vie.

Et vous, qu’attendez-vous pour améliorer votre sort? Je n’ai malheureusement pas confiance que le Québec le fera pour vous…

Le Québec ne cesse de s’offrir des “cadeaux” et de faire des annonces qui sont dans les faits des “Chevals de troie” remplis d’augmentation de tarifs, de taxes et d’impôts à venir pour ses contribuables déjà étouffés.

Comme citoyen, je considère important d’assumer ma juste part, mais il y a des maudites limites!

Le Québec a infantilisé ses citoyens en prenant en charge bon nombre de leurs responsabilités. Voici un exemple très simple : Au Québec, je recevais mon salaire sur 26 paies par année. En Saskatchewan, je reçois mon salaire sur 10 paies par année. Imaginez les économies réalisées en bureaucratie à grande échelle! Cela représente 62% d’émissions de paies en moins à produire. Wow! Bien sûr, il est de ma responsabilité de mettre de côté les sommes nécessaires pour les 2 mois sans paies. Pis après!!! Je ne suis pas infirme! J’ai fait mes calculs et prévisions comme un grand garçon et programmé des virements vers mon compte d’épargne.

La triste réalité est que la majorité des électeurs est complaisante dans ce modèle québécois titanesque et toujours de plus en plus gourmand. Alors, “rester pour me battre”, je n’y crois pas. Déjà que les opposants à ce modèle sont minoritaires et qu’ils sont de plus en plus nombreux à quitter le Québec, la majorité complaisante continuera d’augmenter…

Puis, avec le temps, la mathématique de la démocratie fera son oeuvre pour le meilleur et pour le pire.

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Thomson Lake, Gravelbourg, Saskatchewan

Thomson Lake, Gravelbourg, Saskatchewan

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Page titre du USA Today le 29 janvier, 1986, le jour d’après l’explosion de la navette Challenger.
USA Today’s Front page from Jan. 29, 1986, the day after the Challenger disaster.

Page titre du USA Today le 29 janvier, 1986, le jour d’après l’explosion de la navette Challenger.

USA Today’s Front page from Jan. 29, 1986, the day after the Challenger disaster.

(Source: usatoday)

Parce de la Gatineau / Gatineau Park, Quebec, Canada, 5 Jan, 2013
Par/by Rémi Racine

Parce de la Gatineau / Gatineau Park, Quebec, Canada, 5 Jan, 2013

Par/by Rémi Racine